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 His­to­rique
Tresse basse 4 branches à 2 pâtons
Tresse haute 4 branches à 2 pâtons
La tresse basse à 3 pâtons
La tresse basse à 5 pâtons
La tresse haute à 5 pâtons
La tresse à 1 pâton
Le Golatsch
Le Bou­ton
La Tresse à 6 pâtons
La tresse à 8 pâtons
L’étoile tres­sée

 

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 His­to­rique

Les pro­duits en pâte tres­sée ont pour ori­gine dans une très ancienne cou­tume du sacri­fice de la femme ou de sa che­ve­lure.
A une époque fort loin­taine, la cou­tume vou­lait qu’à la mort du mari, son épouse le suive dans la tombe pour par­cou­rir ensemble le che­min vers l’au-delà.
cette cou­tume bar­bare dis­pa­rut peu à peu pour faire place à celle du sacri­fice de la che­ve­lure. Les femmes cou­paient leurs longues tresses et les dépo­saient dans la tombe de leur maître et sei­gneur.

La lit­té­ra­ture grecque nous en montre divers exemples, dans l’an­ti­qui­té. C’est ain­si que dans l’œuvre d’Euripide « Iphi­gé­nie en Tau­rois » Oreste atten­dait de sa sœur qu’elle recouvre sa tombe de ses larmes et de ses che­veux.
Des femmes grecques sacri­fiaient leur che­ve­lure à la déesse de la san­té Hygie pour que l’enfant qu’elles atten­daient pros­père et ait la san­té. Le sacri­fice de la che­ve­lure n’était pas incon­nu même chez les anciens Ger­mains. Mais plus tard, les che­veux étaient cou­pés en signe de ser­vi­tude.

La ton­sure chez les moines et la coupe de che­veux chez les nonnes, au moment où elles prennent le voile, sont des ves­tiges du sacri­fice de la che­ve­lure.

Cette cou­tume dis­pa­rut elle aus­si au fil des siècles, mais fut repro­duite sym­bo­li­que­ment sous la forme d’un pain.
Sous l’influence du chris­tia­nisme, la tra­di­tion vou­lait au début du moyen âge que ce pain fut dis­tri­bué aux pauvres au lieu d’aller dans la tombe.

C’est ain­si que naquirent par la suite les « pains ou tresses mys­tiques » qui étaient dis­tri­bués à la Tous­saint ou au Nou­vel-An, aux filleuls et aux pauvres.

Le déve­lop­pe­ment de la bou­lan­ge­rie appor­ta aus­si un affi­ne­ment de cette sorte de pro­duits. La pâte à pain fut rem­pla­cée par une pâte faite de farine blanche avec addi­tion de beurre et on ajou­ta éga­le­ment des œufs, du sucre et des rai­sins.

Autre­fois, les pro­duits tres­sés étaient réser­vés à des fêtes bien déter­mi­nées, comme Noel et Nou­vel-An. On les trouve main­te­nant, dans les bou­lan­ge­ries, presque tout au long de l’année et sont confec­tion­nées à base de pâte à brioche ou brio­chée.

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 Tresse basse 4 branches à 2 pâtons.

Figure 1 : Dis­po­ser les pâtons en croix au départ
Figure 2 : Rabattre la branche 1a, sur le pâton 2 et sous la branche 1b.
Figure 3 : Rame­ner la branche 2a, au-des­sous de la branche 1a, en pas­sant par-des­sus la branche 1b.
Figure 4 : Pas­ser la branche 2b, sous le pâton 1a, et la posi­tion­ner à droite sous la branche 1b.
Figure 5 : Rame­ner la branche 1b, sur la gauche, en pas­sant par-des­sus la branche 2b et la posi­tion­ner sous la branche 2a.
Figure 6 : Repro­duire ces enchaî­ne­ments jusqu’à la fin du tres­sage, pour obte­nir la tresse finale.
Dorer 2 fois : une pre­mière fois avant la pousse, et une deuxième fois avant cuis­son.

*Vidéo Valen­tin LEVRARD (Tresse basse quatre branches deux pâtons)*

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 Tresse haute 4 branches à 2 pâtons

Figure 1 : Posi­tion des pâtons, en croix, au départ.
Figure 2 : Rabattre le pâton 1 a, et le posi­tion­ner à côté du pâton 1b.
Figure 3 : Rabattre le pâton 1b, par-des­sus le pâton 2, et par-des­sus le pâton 1a.
Figure 4 : Rame­ner le pâton 2a, vers le bas, en pas­sant sur le pâton 1a, et rame­ner le pâton 2b, sur le pâton 2a.
Figure 5 : Pour­suivre ces opé­ra­tions alter­na­tives de croi­se­ment jusqu’à la fin de la tresse
Dorer 2 fois : une pre­mière fois avant la pousse, et une deuxième fois avant cuis­son.

*Vidéo Valen­tin LEVRARD (Tresse deux branches haute)*

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 La tresse basse à 3 pâtons

Figure 1 : Il s’agit ici du tres­sage ori­gi­nal, qui est pra­ti­qué encore de nos jours pour les che­veux.
Posi­tion de départ pour le tres­sage des 3 pâtons.
Figure 2 : Le pâton exté­rieur N° 3 est rame­né vers la gauche et posi­tion­né entre les 2 pâtons le long du pâton N°1
Figure 3 : Le pâton exté­rieur N°1, est ensuite rame­né vers la droite et posi­tion­né entre les 2 pâtons le long du pâton N°2.
Figure 4 : Ces opé­ra­tions sont répé­tées jusqu’à achè­ve­ment du tres­sage.
Figure 5 : Nota : Afin d’obtenir un ser­rage régu­lier des pâtons, il faut veiller, lors du tres­sage à gar­der entre les 2 pâtons inté­rieurs un angle constant. Ceci contri­bue au ser­rage régu­lier des branches, sans exer­cer de tirage sur la pâte.

*Vidéo Chris­tian GILLET Tresse basse 3 pâtons*

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 La tresse basse à 5 pâtons

Figure 1 : Ce type de tresse peut être exé­cu­té avec un nombre quel­conque de pâtons, mais ce nombre doit être tou­jours impair. Tou­te­fois, plus le nombre de pâtons est impor­tant, plus la tresse s’étendra en lar­geur.
Figure 2 : Il faut qu’il y ait tou­jours un sur­nombre d’un côté.
On tresse tou­jours à par­tir du pâton exté­rieur en sur­nombre.
Prendre le pâton exté­rieur (droit N°5) et le pas­ser à gauche à l’intérieur le long du pâton N°2, en pas­sant par-des­sus les pâtons N°3 et 4.
Figure 3 : Prendre ensuite du côté gauche le pâton N°1, et le poser à l’intérieur, à côté du pâton N°3, en pas­sant par-des­sus les pâtons N°2 et 5.
Figure 4 : Après trois phases de tres­sage, les pâtons se trouvent dans l’ordre inverse N° 5 ; 4 ; 3 ; 2 ; 1.
Figure 5 : Repro­duire le mou­ve­ment jusqu’à la fin du tres­sage.

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 La tresse haute à 5 pâtons

Figure 1 : La tresse haute à 5 pâtons est de belles pré­sen­ta­tions et elle fré­quem­ment uti­li­sée dans la réa­li­sa­tion de pièces déco­ra­tives d’étalage.
Figure 2 : Pour cette tresse il faut 5 pâtons de lon­gueur iden­tique, avec une légère sur­épais­seur au centre.
Poser le pâton N°5 entre le pâton N°1 et 2
Figure 3 : Rame­ner vers la droite le pâton N°1 entre le pâton N°2 et 3.
Puis vriller le pâton N°1 avec le pâton N°2, en le fai­sant reve­nir en posi­tion entre N° 5 et N°2.
Figure 4 : Pas­ser le pâton N°4 sous le pâton N°5, en le fai­sant pas­ser com­plè­te­ment à gauche, et le pâton N°5 est posi­tion­né au milieu entre le N°1 et N°2.
Figure 5 : Vriller à nou­veau, en pas­sant sous le pâton N°5 le pâton N°1.
Reprendre les opé­ra­tions comme décrites ci-des­sus, à par­tir de la vrille, qui
Figure 6 : Ci-contre le tres­sage, après deux nou­velles phases.
Figure 7 : La tresse ter­mi­née a la forme d’un fuseau.
Figure 8 : Pour obte­nir l’effet ter­mi­nal dési­ré, faire effec­tuer au tres­sage final, avant la mise en pousse, un quart de tour laté­ral sur toute sa lon­gueur, afin de posi­tion­ner la vague sur le des­sus.

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 La tresse à 1 pâton

Ce genre de tresse est fabri­qué prin­ci­pa­le­ment pour des articles, ven­du à la pièce en bou­lan­ge­rie.
Figure 1 : Le pâton allon­gé de manière uni­forme, forme une boucle com­po­sée de 3 par­ties de lon­gueur iden­tique.
Le bout médian qui est situé au centre et au som­met, est pla­cé sous le pâton.
Figure 2 : La par­tie droite du pâton qui est libre, est pas­sée sous la par­tie immé­dia­te­ment à sa gauche, puis dépo­sée sur la par­tie la plus à gauche, en le tirant vers le haut.
Figure 3 : Vriller vers la droite, la par­tie infé­rieure de la boucle, de façon que la par­tie gauche de la boucle se posi­tionne à droite.
Figure 4 : Rabattre la par­tie libre du brin situé à gauche.
Pas­ser à l’intérieur de la boucle, le brin en l’in­tro­dui­sant par le des­sous de celle-ci.
Le tres­sage est ache­vé.

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 Le Golatsch

D’origine Autri­chienne, le Golatsch, est une boule tres­sée, réa­li­sée à par­tir d’une tresse basse de 2 pâtons for­mant 4 branches et qui est rou­lée sur elle-même.

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 Le Bou­ton

Réunir les deux extré­mi­tés d’une tresse à une branche, et posi­tion­ner sur plaque, la clé en des­sous. Une image contenant intérieur Description générée automatiquement

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 La Tresse à 6 pâtons

La tresse à 6 pâtons est aus­si appe­lée « tresse vien­noise ». Elle est réa­li­sée avec 6 pâtons de même lon­gueur, façon­nés en forme de fuseau
Ce qui carac­té­ri­se­ra cette forme de tres­sage, ce sont les petites fenêtres qui sont visibles de chaque côté de la tresse. Pour qu’elles soient uni­formes, il faut au moment du tres­sage, tirer sur les pâtons assez for­te­ment et régu­liè­re­ment.
Pen­dant le tres­sage, les 6 pâtons forment tou­jours 2 groupes de 3 pâtons.
Figure 1 : Posi­tion de départ du tres­sage.
Figure 2 : Croi­ser le pâton N°1 avec le pâton N°6 et les posi­tion­ner en haut, hori­zon­ta­le­ment.
Figure 3 : Sou­le­ver le pâton N°1 et mettre le pâton N°2 à sa place, puis pas­ser le pâton N°1 par-des­sus et le pla­cer à l’intérieur, à côté du pâton N°3 (Conser­ver les 2 groupes de 3 pâtons)
Figure 4 : Sou­le­ver le pâton N°6 et mettre le pâton N°5 à sa place, puis pas­ser le pâton N°6 par-des­sus le pâton N°5 et le pla­cer à l’intérieur à côté du pâton N°4.
Répé­ter ces figures de tres­sage, en tres­sant avec les pâtons N°2 et 3, puis avec les pâtons N°4 et 5, etc….
Figure 5 : Evo­lu­tion de la tresse après la sixième phase de tres­sage
Figure 6 : La tresse ter­mi­née avec les typiques fenêtres laté­rales

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 La tresse à 8 pâtons

Cette tresse néces­site l’utilisation de 8 pâtons de lon­gueur iden­tique et façon­nés en forme de fuseau.
Dis­po­ser les pâtons sur la table en 2 groupes de 4 pâtons, en main­te­nant bien ensemble les bouts supé­rieurs des 8 pâtons.
Pen­dant le tres­sage, les pâtons forment à droite et à gauche, un groupe de 3 pâtons orien­tés vers le bas et un pâton qui est posi­tion­né hori­zon­ta­le­ment
On l’appelle géné­ra­le­ment « tresse Mozart », mais son tres­sage n’est pas par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile car les phases se répètent de manière iden­tique.
Figure 1 : Posi­tion de départ du tres­sage
Figure 2 : Poser le pâton N°1 en haut à droite et le pâton N°8 en haut à gauche, en posi­tion hori­zon­tale.
Figure 3 : Rabattre pâton N°1, en le rame­nant à l’intérieur gauche, à côté du pâton N°4, alors que le pâton N° 2 est ame­né en posi­tion hori­zon­tale en pas­sant par-des­sus tous les autres pâtons.
Figure 4 : Rabattre le pâton N°8, en le rame­nant à l’intérieur droit, à côté du pâton N°5 et posi­tion­ner le pâton N° 7 en posi­tion hori­zon­tale en pas­sant par-des­sus tous les autres pâtons.
Figure 5 : Repro­duire alter­na­ti­ve­ment ces opé­ra­tions.
Le tres­sage pos­sède cet aspect après la 6e phase.
Figure 6 : Aspect final de la tresse à 8 branches.

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 L’étoile tres­sée

Il faut dis­po­ser en cercle sur la table de tra­vail 10 pâtons façon­nés uni­for­mé­ment, en forme de fuseau et un pâton au centre en forme de Bou­ton.
Com­men­cer le tres­sage avec une feuille com­plète, en uti­li­sant une branche de part et d’autre.
Chaque tresse est réa­li­sée avec 4 brins, selon la méthode de la tresse basse à 2 pâtons à 4 brins.

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