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L’eau
de coulage
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L'eau servant au pétrissage
de la pâte est nommée “Eau de coulage” :
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- elle sert à hydrater
la farine,
- elle permet de dissoudre
le sel et la levure,
- elle permet au gluten
de la farine de se former en réseau,
- elle est indispensable
pour le développement de la fermentation et les
actions enzymatiques.
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Le boulanger doit donc
être très attentif à :
- la qualité de l'eau
(elle doit être potable),
- la quantité d'eau
ajoutée (hydratation),
- la température de
l'eau de coulage.
Potabilité
de l’eau
Pour être potable, l’eau
doit être :
- oxygénée, limpide,
inodore, incolore et sans saveur,
- dépourvue de microbes
pathogènes,
- exempte de toutes
matières organiques,
- dépourvue de matières
toxiques,
- elle peut cependant
contenir une faible proportion de sels minéraux.
Dureté
de l’eau
Lorsqu’elle contient des
sels de calcium ou des sels de magnésium (craie, chaux,
plâtre).
On dit que cette eau est
“calcaire” ou “séléniteuse”.
L'eau dure (calcaire)
a pour inconvénient majeur d’entartrer les appareils
à buée des fours et les chauffe-eau.
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L’hydratation

C’est le mélange avec
la farine d’une quantité convenable d’eau pour former
une pâte de consistance souhaitée.
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Le
taux d’hydratation
C’est la quantité d’eau
nécessaire pour hydrater 100kg de farine.
Le taux moyen d’hydratation
est de 60% pour obtenir une pâte bâtarde, mais il est
fréquent d’hydrater autour de 64% pour obtenir une pâte
douce.
Eléments
faisant varier l’hydratation :
- la consistance désirée
: ainsi pour obtenir une pâte douce et si le taux
moyen est de 60% il est nécessaire d’hydrater
à 64% environ,
- la nature de la farine
: généralement une farine riche en gluten et de
bonne qualité absorbe plus d’eau,
- le taux d’extraction
de la farine : un taux élevé qui contient ainsi
une quantité d’enveloppes élevée absorbe plus d’eau,
- l’humidité de la
farine : une farine avec un taux d’humidité élevé
entraîne une hydratation plus faible,
- les granules d’amidon
: blessés pendant la mouture absorbent 3 fois plus
d’eau.
Température
de l’eau 
C'est par le choix de
la température de l'eau de coulage que le boulanger
agit sur la température de la pâte en fin de pétrissage.
Il utilise pour déterminer
la température de l'eau un chiffre de base, qui est
fonction :
- de la température
de l’air ambiant (saison),
- de la consistance
de la pâte,
- de la durée de pétrissage,
- de la vitesse
de pétrissage,
- du type de pétrin
utilisé pour le pétrissage.
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La
température de base
Pour un même type de pétrissage,
lorsque le total des trois températures de l’air, de
l’eau et de la farine reste le même, la température
finale de la pâte ne varie pas.
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La somme de ces 3 températures,
s’appelle la température de base :
température de l’air +
température de la farine + température de l’eau = température
de base
Calcul
de la température de l’eau
Température
de l’eau = température de base - (température de l’air
+ température de la farine)
En retranchant la somme
des températures de l’air et de la farine à la température
de base on obtient la température de coulage de l’eau.
Températures
de base utilisées
A titre indicatif, les
températures de bases utilisées sont, suivant la saison,
comprises entre :
- 52 à 54 pour le pétrissage
intensifié (PI),
- 60 à 64 pour le pétrissage
amélioré (PA),
- 68 à 72 pour le pétrissage
à vitesse lente (PVL).
Utilité
de la température de base
L’utilisation de la température
de base pour couler l’eau, permet d’obtenir des pâtes
toujours à la même température, ce qui est un gage de
régularité dans le déroulement de l’activité fermentaire
et le travail de la pâte.
Mais il demeure essentiel
de contrôler à la fin de chaque pétrissage la température
de cette pâte pour savoir si le but est atteint et pour
apporter les rectifications qui seraient nécessaires.
Il faut savoir qu’un écart
de température de 1°C sur la pâte finale, équivaut à
une variation de 10% du poids de la levure, au niveau
de l’activité fermentaire.
Si nécessaire, pour augmenter
la température finale de la pâte de 1°C, il faudra augmenter
la température de base de 3°C en moyenne et au contraire
pour diminuer la température de la pâte de 1°C, il faudra
diminuer la température de base de 3°C environ.
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