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 Ori­gine
Com­po­si­tion de la crème- Clas­si­fi­ca­tion en fonc­tion de la tex­ture
Clas­si­fi­ca­tion en fonc­tion de la com­po­si­tion
Clas­si­fi­ca­tion en fonc­tion de leur trai­te­ment de conser­va­tion
Les pré­cau­tions d’hygiènes spé­ci­fiques – Com­po­santes de l’étiquetage
Trans­for­ma­tion de la crème fouet­tée
Pro­prié­tés tech­no­lo­giques
Cri­tères de choix pour une pro­duc­tion don­née

 Ori­gine

Lait de vache

Autre­fois, on lais­sait repo­ser le lait pour recueillir la crème en sur­face.

Aujourd’hui, on uti­lise une « écré­meuse cen­tri­fu­geuse », on verse le lait dans le bol qui se met à tour­ner à grande vitesse. La force cen­tri­fuge pro­jette le « lait écré­mé » vers l’extérieur, la « crème » reste au centre.

Sub­stance lim­pide, de cou­leur blanche, plus ou moins fluide Emul­sion de type H/E (Huile dans Eau) stable : La matière grasse est dis­per­sée dans l’eau sous forme de fines gout­te­lettes

Selon le décret de mars 1924 : Déno­mi­na­tion « crème » réser­vée au lait conte­nant au moins 30 g de matière grasse pro­ve­nant exclu­si­ve­ment du lait pour 100g de poids total (la déno­mi­na­tion « crème légère » est réser­vée au pro­duit ren­fer­mant moins de 30% mais au moins 12% de matières grasses)

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 Com­po­si­tion de la crème :

  • Matière grasse                               30 à 35 %
  • Elé­ment non gras                                       6 %
  • Eau                                                        59 à 63 %

Clas­si­fi­ca­tion en fonc­tion de la tex­ture :

Crème liquide :

Crème crue, fleu­rette, sté­ri­li­sée.

Crème fraiche épaisse ou double ou matu­rée :

Tex­ture obte­nue par l’ensemencement à l’aide de fer­ments lac­tiques et sou­mis à matu­ra­tion (épais­sis­se­ment, déve­lop­pe­ment d’arômes type diacé­thyle et légère aci­di­fi­ca­tion)

NB : diacé­thyle, arôme carac­té­ris­tique du beurre

Crème sous pres­sion :

Crème condi­tion­née sous bombes avec addi­tion de pro­toxyde d’azote pro­vo­quant en s’échappant le foi­son­ne­ment de la crème

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 Clas­si­fi­ca­tion en fonc­tion de la com­po­si­tion

CRÈME Décret de Mars 1924

Déno­mi­na­tion « crème » réser­vée au lait conte­nant au moins 30 g de matière grasse pro­ve­nant exclu­si­ve­ment du lait pour 100g de poids total.

Crème fraîche

Déno­mi­na­tion « crème fraîche » réser­vée exclu­si­ve­ment à la crème crue ou pas­teu­ri­sée.

Crème légère

Décret de Mai 1964 Déno­mi­na­tion « crème légère » réser­vée au pro­duit ren­fer­mant moins de 30% mais au moins 12% de matières grasses

Crème double ou épaisse ou matu­rée

Crème aigre (aci­di­té pro­ve­nant de l’ensemencement de la crème en fer­ments lac­tiques)

Crème fleu­rette

Crème lavée, addi­tion­née de neu­tra­li­sants chi­miques (soude, chaux, magné­sie) pour enle­ver les fer­ments lac­tiques (liqué­fac­tion, adou­cis­se­ment).

Crème chan­tilly Décret de Avril 1980

Déno­mi­na­tion « crème chan­tilly » réser­vée à la crème fouet­tée conte­nant au moins 30% de matière grasse et n’ayant fait l’objet d’aucune autre addi­tion que le sac­cha­rose et éven­tuel­le­ment de matières aro­ma­ti­santes natu­relles.

Crème à fouet­ter

A base de crème ou de crème légère (dans la pro­por­tion de 75% au mini­mum), avec ajout pos­sible de : sac­cha­rose 15% maxi­mum, fer­ments lac­tiques, matières aro­ma­ti­santes natu­relles, pro­téines de lait

Pré­pa­ra­tion à base de matières grasses végé­tales

Sub­stance com­po­sée de matières grasses végé­tales, addi­tion­née d’additifs divers dont : des agents de foi­son­ne­ment
Emploi inter­dit en gla­ce­rie (par sa com­po­si­tion), mais auto­ri­sé en pâtis­se­rie sans men­tion du terme crème (stric­te­ment limi­té à une sub­stance pro­ve­nant du lait, selon le décret de Mars 1924).

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 Clas­si­fi­ca­tion en fonc­tion de leur trai­te­ment de conser­va­tion

Types de crème Arrê­té de Jan­vier 1980

 

APPELLATION TRAITEMENT CONSERVATION

Délai de consom­ma­tion

Avant ouver­ture Après ouver­ture
CRÈME CRUE
Men­tion obli­ga­toire sur l’étiquetage
Aucun trai­te­ment
ther­mique
Uni­que­ment un
écré­mage spon­ta­né
ou méca­nique
Enceinte
réfri­gé­rée
posi­tive +2 à 4°C
DLC
7 Jours
24 h
T° +2/+4°C
CRÈME FRAÎCHE LIQUIDE OU FLEURETTE Pas­teu­ri­sa­tion
(85 à 90°C, 15 à 20
secondes)
Enceinte
réfri­gé­rée
posi­tive +2 à 4°C
DLC
15 à 30 jours
24 h
T° +2/+4°C
CRÈME FRAÎCHE
Épaisse double ou matu­rée
Pas­teu­ri­sa­tion  

(85 à 90°C,
15 à 20 secondes)

Enceinte
réfri­gé­rée
posi­tive +2 à 4°C
DLC
30 jours
48 h
T° +2/+4°C
CRÈME STÉRILISÉE
Liquide UHT liquide
Sté­ri­li­sa­tion
(115°C, 20 secondes)
Sté­ri­li­sa­tion
(150°C, 2 secondes)
Sto­ckage en
réserve sèche
T°<+18°C
DDM
8 mois
4 mois
48 h
T° +2/+4°C
CRÈME SOUS PRESSION Pas­teu­ri­sa­tion
Sté­ri­li­sa­tion
Avant une mise sous
pres­sion
Enceinte
réfri­gé­rée
posi­tive
T°< +3°C
Sto­ckage en
réserve sèche
T° ambiante ou
Enceinte
réfri­gé­rée
néga­tive
T° < -18°C
DLC
5 jours*
X mois
 

NB : non droit à l’appellation crème fraîche pour la crème sté­ri­li­sée. Pré­sence géné­ra­le­ment d’additifs de type algi­nate, car­rag­hé­nane dans les crèmes dites de longue conser­va­tion.

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Les pré­cau­tions d’hygiènes spé­ci­fiques :

Règles d’utilisation

(guide des bonnes pra­tiques pro­fes­sion­nelles – Source CNIEL

Une pré­pa­ra­tion à base de crème doit être conser­vée au froid posi­tif et consom­mée dans les 24 heures sui­vant sa fabri­ca­tion. L’hygiène impose de res­pec­ter rigou­reu­se­ment la DLC (date limite de conser­va­tion) de toutes les crèmes.

Règles com­munes :

  • Net­toyer les embal­lages avant ouver­ture.
  • Mani­pu­ler avec des mains et usten­siles propres.
  • Bien refer­mer les embal­lages après ouver­ture.
  • Ne pas lais­ser trop long­temps hors du froid.
  • Orga­ni­ser les sto­ckages (FIFO)
    La méthode FIFO (First In First Out) est uti­li­sée pour la ges­tion de stocks : on consi­dère que l’entreprise doit tou­jours com­men­cer par le pre­mier entré. (Pre­mier entré – Pre­mier sor­ti).

Règles spé­ci­fiques à la crème crue :

  • Véri­fier T° et date à récep­tion
  • Faire bouillir si ingré­dients en pré­pa­ra­tion cuite

Règles spé­ci­fiques à la crème fraîche pas­teu­ri­sée :

  • Véri­fier date et tem­pé­ra­ture à récep­tion

Com­po­santes de l’étiquetage

  • Déno­mi­na­tion exacte de vente
  • Indi­ca­tion du mot « sucré » en cas d’addition de sac­cha­rose (15% max.).
  • Indi­ca­tion de la teneur en matière grasse.
  • Men­tion du type de trai­te­ment de conser­va­tion.
  • Volume net ou masse nette de la mar­chan­dise.
  • Date de péremp­tion : « à consom­mer avant le xx/yy».
  • Men­tion : « conser­va­tion à x°C » sui­vie de la tem­pé­ra­ture à res­pec­ter
  • Men­tion des pro­duits d’addition : sac­cha­rose, fer­ments lac­tiques, aro­mates, épices, matières aro­ma­ti­santes natu­relles, fruits, pulpes ou jus de fruits, miel, cacao, cho­co­lat, colo­rants auto­ri­sés pour les pro­duits lai­tiers, sta­bi­li­sa­teurs auto­ri­sés (1% maxi­mum) ou pro­téines de lait (3% maxi­mum).

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 Trans­for­ma­tion de la crème fouet­tée

L’action méca­nique per­met une dis­per­sion de gaz (sous forme de bulles d’air) dans la crème, et une aug­men­ta­tion de volume :

  • L’action de bat­tage scinde pro­gres­si­ve­ment les glo­bules de matière grasse et les bulles d’air.
  • Les pro­téines pré­sentes dans la crème, par leurs pro­prié­tés ten­sio-actives, per­mettent de fixer et de sta­bi­li­ser les bulles d’air dans l’ensemble de la masse (inhi­bant le phé­no­mène natu­rel de coa­les­cence entre les bulles d’air).
    La coa­les­cence est un phé­no­mène par lequel deux sub­stances iden­tiques, mais dis­per­sées, ont ten­dance à se réunir.
  • Pré­ci­sé­ment, les bulles d’air sont sta­bi­li­sées grâce aux forces de ten­sion super­fi­cielle de l’eau entou­rant cha­cune de ces bulles ; les ten­sio­ac­tifs agissent en dimi­nuant la ten­sion super­fi­cielle à l’interface eau / air : en se posi­tion­nant à l’interface eau /air (une par­tie hydro­phile en contact avec l’eau et une par­tie hydro­phobe en contact avec l’air), ils forment un film rigide inter facial ce qui per­met d’incorporer et de sta­bi­li­ser au fur et à mesure les bulles d’air dans leur masse.

Dans le cas de la crème fouet­tée, adap­ter la tex­ture de la crème en fonc­tion de son uti­li­sa­tion :

  • tex­ture mous­seuse et souple :
  • pour faci­li­ter les mélanges dans toutes sortes de mousses, bava­roises, crèmes, …
  • tex­ture ferme :
  • pour déco­rer les gâteaux et entre­mets ; gar­nir les choux, éclairs, Saint-hono­ré, …

Le foi­son­ne­ment

Pour assu­rer un taux de foi­son­ne­ment opti­mal (géné­ra­le­ment 250%), pri­vi­lé­gier une crème liquide UHT à teneur en MG com­prise entre 33 et 35%, et à une tem­pé­ra­ture de 3 à 6°C.

Les causes d’altération sont iden­tiques à celle du lait.

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 Pro­prié­tés tech­no­lo­giques

 

PROPRIÉTÉS CARACTÉRISTIQUES APPLICATIONS
AGENT DE LIAISON
Tous types crème
Homo­gé­néi­sa­tion des pré­pa­ra­tions
-Bonne résis­tance à la cuis­son
Pou­voir nap­pant impor­tant à froid
Les sauces (cara­mel, aux fruits, sur base cara­mel, cho­co­lat, anglaise)
AGENT DE TEXTURE
Tous types crème
-Apport de moel­leux-La crème par sa teneur éle­vée en Matière Grasse se cris­tal­lise au froid et agit en par­tie sur l’épaississement de l’appareil. Crème anglaise
Crème pâtis­sière
Sauce diverses (sauce cara­mel
Appa­reils à crème prise
-Crème Ganache
AGENT DE FOISONNEMENT
Crème liquide
Crème épaisse(Foi­son­ne­ment Rap­port entre le volume de la crème fouet­tée et celui de la crème ini­tial)
- L’action méca­nique per­met une dis­per­sion de gaz (sous forme de bulles d’air) dans la crème, et une aug­men­ta­tion de volume : l’action de bat­tage scinde pro­gres­si­ve­ment les glo­bules de matière. Les pro­téines pré­sentes dans la crème, par leurs pro­prié­tés ten­sio-actives, per­mettent de fixer et de sta­bi­li­ser les bulles d’air dans l’ensemble de la masse (Inhi­bant le phé­no­mène natu­rel de coa­les­cence entre les bulles d’air).
-Allè­ge­ment des pré­pa­ra­tions.
Dans le cas de la crème fouet­tée, adap­ter la tex­ture de la crème en fonc­tion de son uti­li­sa­tion.
Tex­ture mous­seuse et souple pour faci­li­ter les mélanges dans toutes sortes de mousses, bava­roises.
Crème chan­tilly tex­ture ferme pour déco­rer les gâteaux et entre­mets ; gar­nir les choux, éclairs, Saint-hono­ré,
AGENT DE RÉGULATEUR
 D’ARÔMES / SAVEURS
Tous types crème
Fixa­tion d’arômes par la pré­sence de matières grasses
NB : apport pos­sible d’une légère aci­di­té aux fabri­ca­tions par l’utilisation de crème épaisse.
-Finesse des pré­pa­ra­tions
Atté­nua­tion des saveurs mar­quées d’une pré­pa­ra­tion
-Apport de sucres et/ou de par­fums
Cas de toutes les fabri­ca­tions à base de crème, et notam­ment les crèmes
type:
-Crème anglaise
-Crème pâtis­sière,
Adou­cit les sauces, les crèmes à bases de fruits acides
AGENT DE DÉCORATION
Crème sté­ri­li­sée
Crème à fouet­tée
Crème sous pres­sion
Déco­ra­tion des pré­pa­ra­tions à froid Entre­mets
- Petits gâteaux
- Petits fours
AGENT DE COLORATION
Tous types crème
Colo­ra­tion des fabri­ca­tions à base de crème en rai­son de leur teneur en glu­cide sucre (lac­tose) et en matière grasse réac­tion de Maillard) Sauce sabayon avec crème fouet­tée
-Cara­mel à la crème
AGENT ALLEGE
Crème légère
Apport limi­té de matière grasse Pâtis­se­rie allé­gée
AGENT STABLE
Crème sté­ri­li­sée
Crème épaisse et liquide
- Grande sécu­ri­té bac­té­rio­lo­gique
-Stable en cuis­son
Uti­li­sa­tions cou­rantes

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 Cri­tères de choix pour une pro­duc­tion don­née :

 

CRITÈRE DE FRAÎCHEUR Notam­ment dans le cas des crèmes UHT (contrôle de la DDM Date de Dura­bi­li­té Mini­male), de la crème crue (DUC), ana­lyse sen­so­rielle sys­té­ma­tique avant uti­li­sa­tion (contrôle notam­ment de codeur, la cou­leur, la flui­di­té et ‘homo­gé­néi­té
SIGNES OFFICIELS DE QUALITÉ Dans le cas de l’utilisation de crème non trai­té ther­mi­que­ment voire pas­teu­ri­sée exemple de la crème d’Isigny en Nor­man­die (AOP), de la crème fraîche fluide d’Alsace (IGP, label rouge)
MODE DE TRAITEMENT THERMIQUE Déter­mi­nant : sa richesse nutri­tion­nelle et sa saveur (dans le cas d’une crème crue voire pas­teu­ri­sée) sa puis­sance aro­ma­tique sa durée et son mode de conser­va­tion
RÉGLEMENTATION Inter­dic­tion d’utiliser de la crème crue dans la fabri­ca­tion de la crème Chan­tilly en rai­son de son extrême fra­gi­li­té et des risques en termes d’hygiène (GBPH) ; l’emploi de crème sté­ri­li­sée ne donne pas droit à l’appellation a crème fraîche » (Déno­mi­na­tion a crème fraîche » réser­vée exclu­si­ve­ment à la crème crue ou pas­teu­ri­sée) ; l’utilisation de pré­pa­ra­tions à base de matière grasse végé­tales est auto­ri­sée sans men­tion de terme a crème ».
Le Code des Pra­tiques Loyales des Glaces Ali­men­taires pré­cise l’origine des pro­téines uti­li­sées : pro­téines lai­tières : toutes les pro­téines du lait (caséine, caséi­nate et pro­téines du petit lait et du lac­to­sé­rum) et leurs mélanges pro­téines non lai­tières : pro­téines végé­tales, pro­téines d’œufs et géla­tine et leurs mélanges
SAVEUR Notam­ment acide dans le cas d’une crème épaisse
PROPRIÉTÉS  

TECHNOLOGIQUES

Dont l’aptitude au foi­son­ne­ment
COÛT Ana­lyse com­pa­ra­tive néces­saire

GBPH : Guide des Bonnes Pra­tiques et Hygiène.

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